Je ne sais si vous êtes, comme moi, nostalgique des pubs de votre enfance et adolescence. Mais, je me délecte à fouiller sur Dailymotion et autres Youtube ces slogans qu’on répétait dans la cour d’école et qu’on récupérait dans nos conversations. Parmi celles-ci, une pub de Renault pour la Clio qui mettait en scène un richisime émir d’un pays de pétro dollars. Avant la passation de pouvoir, il demandait à son héritier de laisser tomber sa Clio, parce que “Pas assez cher mon fils”, le fils rétorquait par “elle a tout d’une grande” et la publicité se terminait par “Mais que reste-il aux grandes ?”.
Je vous accorde que l’analogie est tirée par les cheveux mais la Clio m’a drôlement fait penser à la situation du marketing mobile. Je m’explique…Le mobile est un canal, avec des caractéristiques uniques, qui offre des possibilités de promotion, d’interactivité, de relationnel et un pouvoir viral très intéressant. Bref, le mobile a tout d’un grand médium publicitaire !
Le rôle des grandes agences
Je vais peut-être encore pousser mémé dans les orties, mais je me permets un parallélisme entre l’émir milliardaire et les grandes agences. Ces dernières, tant que les annonceurs ne le réclament pas, ne pousseront pas nécessairement le mobile (hormis quelques initiatives servant d’ornement) parce que les stratèges mobiles ne courent pas les couloirs de ces grandes boites et également parce que le mobile “n’est pas assez cher” et les marges ne sont pas aussi intéressantes que les médias traditionnels pour ces grandes structures. Pourtant, comme je l’ai mentionné précédemment, le mobile ne peut vivre seul et il ne devient intéressant que lorsqu’il est “bien” intégré. En fait, le mobile agit comme média passerelle et optimise l’utilisation des médias traditionnels, ce qui est en soit une opportunité extrêmement intéressante pour les grandes agences.
Et les agences numériques dans tout ça !
S’il fallait placer le jeune prince héritier dans notre histoire, je dirais qu’on pourrait le comparer aux agences “digitales”. Ces dernières qui sont appelées à devenir roi, et remplacer les grandes traditionnelles, ont déjà trouvé la réponse à “Mais que reste-il aux grandes ?”. Ces boites numériques comprennent davantage la pertinence du mobile et sont plus ouverts à s’entourer de stratèges mobiles (grâce à la culture collaborative dans laquelle elles baignent). Par contre, ces agences numériques n’ont pas fini de prêcher la bonne parole du Web (avec notamment l’évangélisation des médias sociaux) et n’ont pas encore une assez grande prise sur les budgets des annonceurs.
Bref, pour l’instant il existe un fossé entre le potentiel, la place que le mobile occupe dans la vie du consommateur et ce qu’offre l’industrie de la pub. Ce retard se doit d’être comblé, que cela soit grâce aux initiatives de grandes agences, d’agences interactives ou bien de boites spécialisées en stratégies de publicité mobile comme votre serviteur !







