Même si le “focus” du blogue de txt-mktg conseils se porte essentiellement sur la stratégie marketing mobile, je me permets une bifurcation dans la série Et plus si affinités pour écrire sur Twitter (regardez ici la description de Twitter). Après tout, je me rappelle que lorsque j’avais créé mon compte Twitter il y a 2 ans, c’était positionné comme un outil de microblogging par SMS (j’étais inactif pendant un an et quelques mois parce que “l’effet réseau ” était absent me concernant). Alors, et oui, pour ne pas être en reste et rajouter mon grain de sel…je voulais aborder l’aspect performance et hiérarchie sociale qu’on retrouve dans les réseaux sociaux, notamment Twitter et l’implication pour les stratégies marketing.

À l’ère 1.0 du Web, beaucoup pensaient que le cyberworld allait nous affranchir de la pression et de la hiérarchie sociale, et que l’égalité primait dans la vie en ligne. Très vite, nous nous sommes rendus compte que cette égalité sociale n’était qu’une utopie et que les même règles et hiérarchisations s’appliquaient en ligne. Les cas morbides d’ados se suicidant après avoir été rejetés par une communauté en ligne ou un forum de discussion quelconque sont des exemples probants. Dans une étude avec Jacques Nantel , nous avions noté que même dans les communautés virtuelles articulées autour d’une passion, c’étaient les sujets secondaires qui nourrissaient les liens sociaux mais qu’il existait une grande notion de performance liée au sujet principal de la communauté, ce qui parfois inhibait les échanges.

Cependant, le web 2.0 et l’importance des réseaux sociaux dans nos vies, met en lumière cette hiérarchisation et cette classification de notre identité numérique. Pour preuve la “chiffrisation” de notre capacité sociale avec le nombre “d’amis” Facebook, de contacts Linkedin ou encore le nombre de followers twitter. Ce qui est intéressant à noter c’est que chacun de ces réseaux répond à un besoin distinct touchant un aspect de notre identité numérique. Notre “personal branding” se construit avec toutes ces dimensions. En effet, notre nombre d’amis Facebook souligne notre “popularité” et notre pouvoir d’être “aimé”. Linkedin met en avant notre influence et notre portée professionnelle. Quant à Twitter, je le considère comme un moyen de “broadcaster” notre contenu. C’est d’ailleurs intéressant de prendre Twitter comme un flow continu de nouvelles. D’ailleurs, Michelle Blanc donne une excellente métaphore pour Twitter : “Twitter est une rivière d’informations de laquelle je m’abreuve. Je ne tente pas de boire la rivière au complet.

Ce qui met en évidence encore davantage l’aspect performance inhérent àTwitter, ce sont tous les différents indicateurs et les différents classements, notamment parce-que la plateforme est ouverte et qu’il y a une multitude d’applications et outils qui gravitent autour de Twitter. Parmi les différents outils de classement Twitter Grader, Twitterholic , TwitterCounter ou encore Twitalyzer. C’est d’ailleurs intéressant de voir le nombre de billets de blogue existant (ici, ici et ) sur les meilleures pratiques afin d’avoir plus de followers, car c’est bien là le nerf de la guerre, le nombre de “suiveurs”. Dans cette course, il est intéressant de constater que le ratio de gens qu’on suit sur le nombre de personnes qui nous suivent est également un indice révélateur. Il existe une règle non-dite qui est de suivre les twitteux qui nous suivent (hormis les comptes spams !), cette loi officieuse est même respectée par Guy Kawasaki , guru de l’entrepreneurship et qui est un peu à Twitter, ce que Zinédine Zidane est au soccer (ok d’accord, Guy Kawasaki a dû admettre qu’il avait des doublures qui tweetaient à sa place ). Le non-respect de cette obligation de réciprocité est qualifié de twitter snobisme . En effet, quelqu’un qui a plus de “followers” que de “following” peut être pris pour un snob mais aussi pour quelqu’un qui “broadcast” un contenu intéressant à plus de gens qu’il ne peut ou ne veut suivre, ce qui est une stratégie de “personal branding” peu recommandable selon moi si on recherche à se positionner et à asseoir sa notoriété . Bref, Twitter est truffé de codes et de façons de faire comme le Retweeting (RT), comme l’art de transférer et partager un tweet écrit par un autre usager, ce qui positionne la générosité de la personne qui effectue le RT et qui augmente le pouvoir d’influence de l’usager dont on a Retweeter le contenu. Autre rituel intéressant est celui du #followfriday où tous les vendredi la twittosphère se suggère des usagers à suivre.

Dans le prochain billet, on abordera la considération et la compréhension de cette culture twitter pour les marques, ainsi que les différentes possibilités marketing.

Pour finir, voici une vidéo amusante illustrant l’univers Twitter !

@Yashou

One Response to “Je tweet, donc je suis…”

  1. Wake Qc Says:

    Très bon article sur le web social et Twitter en général ! Merci !

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